Instrument Fair

21–22 April 2026

This year, the Instrument Fair of the Early Music Department at the Conservatoire royal de Bruxelles returns in an enhanced format.
Alongside the well-established meeting point for students, musicians and instrument makers, a scientific forumis now being introduced, designed to extend discussion and open a space for reflection on early instruments and their use today.
The fair thus retains its open and convivial spirit, while offering a new focal point dedicated to dialogue, analysis and the sharing of experience.

A well-established biannual event within the department, the instrument fair remains at the heart of the programme.

It offers students and musicians the opportunity to meet specialist instrument and bow makersdirectly, to discover and try instruments, and to discuss their design, use and specific characteristics.

Within this renewed format, the presence of the scientific forum naturally extends the experience of the fair, inviting participants to take a step back and reflect on the instruments on display and on the choices they entail for musical practice.

Exhibitors – 2026 Edition

Held alongside the instrument fair, the scientific forum brings together a series of talks and discussions devoted to organology, approached from the perspective of the practicing musician..

The forum considers early instruments both as historical objects and as tools for performance, closely tied to very concrete choices: instrument making, setup, sound, use, and technical or interpretative compromises.
It explores how such choices are made today, at the intersection of historical sources, traditions, research, and the practical realities of musical performance.

Among these questions, the issue of the musician's taste occupies an important place: how do our sonic and aesthetic preferences take shape? Which criteria—consciously or not—do we rely on when choosing an instrument or a way of playing? And to what extent should personal taste be considered a relevant tool, or rather a reflex that needs to be questioned, when engaging with historical frameworks, sources and practices that are not our own?

The contributions bring together the perspectives of musicians, instrument makers and researchers, fostering an atmosphere of exchange, openness and shared reflection.

  • Anne-Emmanuelle Ceulemans – Curator of European String Instruments, Musical Instruments Museum (MIM), Brussels
  • Marc Vanscheeuwijck – Musicologist, cellist, and member of the Early Music Department faculty, Royal Conservatory of Brussels
  • Mimmo Perruffo – Aquila Corde Armoniche – Manufacturer of gut strings
  • Julien Dubois – responsable du parc instrumental du CNSM de Paris
  • Jessica De Saedeleer – Luthier, violin family instruments
  • Marion Middenway – Bow maker
  • Nicolas Achten – Singer and multi-instrumentalist, Artistic Director of the ensemble Scherzi Musicali, member of the Early Music Department faculty, Royal Conservatory of Brussels
  • Valentin Bajou – violoncelliste, membre de l’équipe pédagogique du Département de musique ancienne du Conservatoire royal de Bruxelles
  • Pierre Van Engeland – luthier, violoncelle et viole de gambe
Mardi 21 avril

– 10h : ouverture du forum

– 10h30 : Marc Vanscheeuwijck (Conservatoire royal de Bruxelles)
Comment en sommes-nous arrivés là? : Quelques réflexions sur nos choix organologiques en musique baroque aujourd’hui.
 Après bientôt sept décennies de recherche et de redécouverte de répertoires et de pratiques de restitution de « musiques anciennes », menées d’une part par des musicologues et de l’autre par des musiciens souvent visionnaires, n’en sommes-nous pas arrivés à une espèce de nouvelle standardisation de pratiques dictée par un certain « goût » acquis, une intertextualité auditive aiguillée par l’enregistrement, qui se sont installées au fil des ans par des habitudes, des tendances personnelles, un comfort de jeu, des idéals de son pas toujours entièrement « culturellement » informées ? Ma réflexion, certes applicable à la plupart des aspects de nos pratiques en musique ancienne, se concentre sur la perspective organologique—en premier lieu des instruments à cordes frottées—et sur le besoin éventuel de recentrer nos perspectives et nos idées reçues en vue d’aborder un futur musical plus novateur.

– 11h30 : Jessica De Saedeleer (luthière, Belgique)
Création de violons baroques aujourd’hui : sur quelles bases peut s’appuyer un luthier ?
Copies pures et adaptations anachroniques, plusieurs questions se posent quant à la reconstitution d’un instrument historique. Nos technologies modernes sont des outils scientifiques précieux pour obtenir des informations qui n’ont pas toujours pu traverser le temps par la seule transmission orale du savoir-faire artisanal. L’analyse de l’iconographie, des traités anciens, des instruments disponibles dans les musées sont autant d’éléments dont dispose un luthier pour alimenter son travail. En parallèle, la collaboration avec le musicien s’avère indispensable quant aux objectifs de la reconstitution, et le réglage du son sera la synthèse de toutes les décisions prises à chaque étape.


– 13h30 : Mimmo Peruffo (fabricant de cordes en boyau, Italie) / présentation en anglais
Instruments à archet sans frettes : réglage entre données historiques et hypothèses – que savons-nous réellement ? 
Cette intervention examine ce que nous pouvons connaître de manière fiable du réglage des instruments à archet historiques sans frettes, à travers cinq questions interdépendantes : les types de boyaux utilisés autrefois en comparaison de ceux disponibles aujourd’hui ; les technologies de cordes des périodes anciennes et leurs équivalents contemporains ; l’invention des cordes filées, ses implications et la typologie de ces cordes ; ce que recouvre concrètement la notion de « juste tension » ; enfin, la question des diapasons.


– 15h : Nicolas Achten (Conservatoire royal de Bruxelles) 
Pratique instrumentale et choix organologiques : éléments de réflexion (titre provisoire)
Nicolas Achten proposera un retour sur la relation entre pratique musicale et choix instrumentaux, à partir de son expérience de musicien chercheur. Il abordera les critères, arbitrages et éventuelles tensions qui interviennent dans la conception, le réglage et l’usage des instruments. Des exemples concrets permettront d’en éclairer les enjeux dans une perspective historiquement informée.

Mercredi 22 avril

– 10h : Anne-Emmanuelle Ceulemans (Musée des Instruments de Musique de Bruxelles)
L’interprétation culturellement informée – le rôle des musées
Depuis le XIXe siècle, les musées d’instruments de musique sont des institutions de référence dans la redécouverte des musiques du passé. J’évoquerai le rôle du Musée des instruments de musique, de 1876 à nos jours, autour d’une question-clé : faut-il restaurer les instruments de manière à les rendre jouables ou vaut-il mieux les copier ? J’élargirai ensuite mon propos pour donner quelques exemples de la manière dont la recherche organologique, en particulier sur les instruments à cordes, a évolué depuis le XXe siècle.

– 11h : Julien Dubois (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris)
Recherche et reconstitution en contexte pédagogique : approches et études de cas
Cette intervention propose un aperçu des travaux de recherche menés au Conservatoire Supérieur de Paris, envisagés comme support à une réflexion pédagogique sur la reconstitution d’un écosystème instrumental du violon. Elle met en lumière l’articulation entre recherche scientifique, fabrication instrumentale et formation des interprètes au sein d’une institution d’enseignement supérieur. Deux études de cas — le consort Stradivarius des Médicis (vers 1690) et le violon « Alard » de Guarneri del Gesù (1742) — permettront d’en examiner les implications concrètes.


– 13h30 : Marion Middenway (archetière, France)
L’enquête Biedermeier
Dans sa pratique de musicienne dans les orchestres ‘historiques’, Marion Middenway a été confrontée dès les années 1990 à la question du choix des archets pour la musique classique et début romantique. Curieuse de lutherie depuis toujours, elle s’est formée à l’archeterie pour mieux explorer la diversité des archets de cette période. Vers 2010, les publications de Kai Köpp donnent un nouvel élan aux recherches en formulant le concept d’Archet Biedermeier ; s’en suit pour Marion une étude plus approfondie et la production d’une série d’archets prototypes d’après des mesures d’archets originaux. Malgré la très grande diversité des archets anciens, certains critères spécifiques émergent pour mieux définir un archet typiquement Biedermeier, adapté aux techniques et au répertoire allemands autour de 1800. Marion Middenway partagera ses réflexions et proposera quelques pistes, autant pour facteurs que pour musiciens.

– 14h30 : Pierre Van Engeland (luthier, Belgique) & Valentin Bajou (Conservatoire royal de Bruxelles)
La démarche d’un musicien et le métier de son luthier 
En 2021 et 2025, Valentin Bajou commande à Pierre Van Engeland deux violoncelles conçus selon des critères explicitement historiques, sans compromis avec les usages actuels, y compris lorsque ceux-ci s’en écartent. Ce projet s’inscrit dans un dialogue étroit entre musicien et luthier, où hypothèses issues des sources, contraintes de fabrication et exigences de jeu sont continuellement mises à l’épreuve. La présentation reviendra sur ce processus, en exposant les choix qui ont orienté la conception, la fabrication et le réglage des instruments, ainsi que les ajustements successifs qu’ils ont impliqués. Elle donnera également à entendre les résultats de cette démarche expérimentale, en interrogeant ce que ces instruments permettent — ou contraignent — dans la pratique musicale.


– 15h30 : Table ronde – intervenants et invités
Le musicien et son instrument : quelle place pour le goût personnel dans la démarche culturellement informée du musicien aujourd’hui ?

A well-established biannual event within the department, the instrument fair remains at the heart of the programme.

It offers students and musicians the opportunity to meet specialist instrument and bow makersdirectly, to discover and try instruments, and to discuss their design, use and specific characteristics.

Within this renewed format, the presence of the scientific forum naturally extends the experience of the fair, inviting participants to take a step back and reflect on the instruments on display and on the choices they entail for musical practice.

Exhibitors – 2026 Edition

Held alongside the instrument fair, the scientific forum brings together a series of talks and discussions devoted to organology, approached from the perspective of the practicing musician..

The forum considers early instruments both as historical objects and as tools for performance, closely tied to very concrete choices: instrument making, setup, sound, use, and technical or interpretative compromises.
It explores how such choices are made today, at the intersection of historical sources, traditions, research, and the practical realities of musical performance.

Among these questions, the issue of the musician's taste occupies an important place: how do our sonic and aesthetic preferences take shape? Which criteria—consciously or not—do we rely on when choosing an instrument or a way of playing? And to what extent should personal taste be considered a relevant tool, or rather a reflex that needs to be questioned, when engaging with historical frameworks, sources and practices that are not our own?

The contributions bring together the perspectives of musicians, instrument makers and researchers, fostering an atmosphere of exchange, openness and shared reflection.

  • Anne-Emmanuelle Ceulemans – Curator of European String Instruments, Musical Instruments Museum (MIM), Brussels
  • Marc Vanscheeuwijck – Musicologist, cellist, and member of the Early Music Department faculty, Royal Conservatory of Brussels
  • Mimmo Perruffo – Aquila Corde Armoniche – Manufacturer of gut strings
  • Julien Dubois – responsable du parc instrumental du CNSM de Paris
  • Jessica De Saedeleer – Luthier, violin family instruments
  • Marion Middenway – Bow maker
  • Nicolas Achten – Singer and multi-instrumentalist, Artistic Director of the ensemble Scherzi Musicali, member of the Early Music Department faculty, Royal Conservatory of Brussels
  • Valentin Bajou – violoncelliste, membre de l’équipe pédagogique du Département de musique ancienne du Conservatoire royal de Bruxelles
  • Pierre Van Engeland – luthier, violoncelle et viole de gambe
Mardi 21 avril

– 10h : ouverture du forum

– 10h30 : Marc Vanscheeuwijck (Conservatoire royal de Bruxelles)
Comment en sommes-nous arrivés là? : Quelques réflexions sur nos choix organologiques en musique baroque aujourd’hui.
 Après bientôt sept décennies de recherche et de redécouverte de répertoires et de pratiques de restitution de « musiques anciennes », menées d’une part par des musicologues et de l’autre par des musiciens souvent visionnaires, n’en sommes-nous pas arrivés à une espèce de nouvelle standardisation de pratiques dictée par un certain « goût » acquis, une intertextualité auditive aiguillée par l’enregistrement, qui se sont installées au fil des ans par des habitudes, des tendances personnelles, un comfort de jeu, des idéals de son pas toujours entièrement « culturellement » informées ? Ma réflexion, certes applicable à la plupart des aspects de nos pratiques en musique ancienne, se concentre sur la perspective organologique—en premier lieu des instruments à cordes frottées—et sur le besoin éventuel de recentrer nos perspectives et nos idées reçues en vue d’aborder un futur musical plus novateur.

– 11h30 : Jessica De Saedeleer (luthière, Belgique)
Création de violons baroques aujourd’hui : sur quelles bases peut s’appuyer un luthier ?
Copies pures et adaptations anachroniques, plusieurs questions se posent quant à la reconstitution d’un instrument historique. Nos technologies modernes sont des outils scientifiques précieux pour obtenir des informations qui n’ont pas toujours pu traverser le temps par la seule transmission orale du savoir-faire artisanal. L’analyse de l’iconographie, des traités anciens, des instruments disponibles dans les musées sont autant d’éléments dont dispose un luthier pour alimenter son travail. En parallèle, la collaboration avec le musicien s’avère indispensable quant aux objectifs de la reconstitution, et le réglage du son sera la synthèse de toutes les décisions prises à chaque étape.


– 13h30 : Mimmo Peruffo (fabricant de cordes en boyau, Italie) / présentation en anglais
Instruments à archet sans frettes : réglage entre données historiques et hypothèses – que savons-nous réellement ? 
Cette intervention examine ce que nous pouvons connaître de manière fiable du réglage des instruments à archet historiques sans frettes, à travers cinq questions interdépendantes : les types de boyaux utilisés autrefois en comparaison de ceux disponibles aujourd’hui ; les technologies de cordes des périodes anciennes et leurs équivalents contemporains ; l’invention des cordes filées, ses implications et la typologie de ces cordes ; ce que recouvre concrètement la notion de « juste tension » ; enfin, la question des diapasons.


– 15h : Nicolas Achten (Conservatoire royal de Bruxelles) 
Pratique instrumentale et choix organologiques : éléments de réflexion (titre provisoire)
Nicolas Achten proposera un retour sur la relation entre pratique musicale et choix instrumentaux, à partir de son expérience de musicien chercheur. Il abordera les critères, arbitrages et éventuelles tensions qui interviennent dans la conception, le réglage et l’usage des instruments. Des exemples concrets permettront d’en éclairer les enjeux dans une perspective historiquement informée.

Mercredi 22 avril

– 10h : Anne-Emmanuelle Ceulemans (Musée des Instruments de Musique de Bruxelles)
L’interprétation culturellement informée – le rôle des musées
Depuis le XIXe siècle, les musées d’instruments de musique sont des institutions de référence dans la redécouverte des musiques du passé. J’évoquerai le rôle du Musée des instruments de musique, de 1876 à nos jours, autour d’une question-clé : faut-il restaurer les instruments de manière à les rendre jouables ou vaut-il mieux les copier ? J’élargirai ensuite mon propos pour donner quelques exemples de la manière dont la recherche organologique, en particulier sur les instruments à cordes, a évolué depuis le XXe siècle.

– 11h : Julien Dubois (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris)
Recherche et reconstitution en contexte pédagogique : approches et études de cas
Cette intervention propose un aperçu des travaux de recherche menés au Conservatoire Supérieur de Paris, envisagés comme support à une réflexion pédagogique sur la reconstitution d’un écosystème instrumental du violon. Elle met en lumière l’articulation entre recherche scientifique, fabrication instrumentale et formation des interprètes au sein d’une institution d’enseignement supérieur. Deux études de cas — le consort Stradivarius des Médicis (vers 1690) et le violon « Alard » de Guarneri del Gesù (1742) — permettront d’en examiner les implications concrètes.


– 13h30 : Marion Middenway (archetière, France)
L’enquête Biedermeier
Dans sa pratique de musicienne dans les orchestres ‘historiques’, Marion Middenway a été confrontée dès les années 1990 à la question du choix des archets pour la musique classique et début romantique. Curieuse de lutherie depuis toujours, elle s’est formée à l’archeterie pour mieux explorer la diversité des archets de cette période. Vers 2010, les publications de Kai Köpp donnent un nouvel élan aux recherches en formulant le concept d’Archet Biedermeier ; s’en suit pour Marion une étude plus approfondie et la production d’une série d’archets prototypes d’après des mesures d’archets originaux. Malgré la très grande diversité des archets anciens, certains critères spécifiques émergent pour mieux définir un archet typiquement Biedermeier, adapté aux techniques et au répertoire allemands autour de 1800. Marion Middenway partagera ses réflexions et proposera quelques pistes, autant pour facteurs que pour musiciens.

– 14h30 : Pierre Van Engeland (luthier, Belgique) & Valentin Bajou (Conservatoire royal de Bruxelles)
La démarche d’un musicien et le métier de son luthier 
En 2021 et 2025, Valentin Bajou commande à Pierre Van Engeland deux violoncelles conçus selon des critères explicitement historiques, sans compromis avec les usages actuels, y compris lorsque ceux-ci s’en écartent. Ce projet s’inscrit dans un dialogue étroit entre musicien et luthier, où hypothèses issues des sources, contraintes de fabrication et exigences de jeu sont continuellement mises à l’épreuve. La présentation reviendra sur ce processus, en exposant les choix qui ont orienté la conception, la fabrication et le réglage des instruments, ainsi que les ajustements successifs qu’ils ont impliqués. Elle donnera également à entendre les résultats de cette démarche expérimentale, en interrogeant ce que ces instruments permettent — ou contraignent — dans la pratique musicale.


– 15h30 : Table ronde – intervenants et invités
Le musicien et son instrument : quelle place pour le goût personnel dans la démarche culturellement informée du musicien aujourd’hui ?

21-22 April 2026
from 10am to 6pm

Royal Conservatory of Brussels
site Chêne – Grand Hall/Auditorium
17, rue du Chêne – 1000 Bruxelles