À propos
Notre département de musique ancienne est né sur un terreau extrêmement fertile.
Benoît Douchy assure la présidence du département depuis bientôt 20 ans. Il enseigne également le violon historique au sein du département.
Dès 1832, le directeur du jeune Conservatoire royal de Bruxelles, François Joseph Fétis, propose les premiers « concerts historiques » d'Europe… ce fut le commencement d'une grande aventure qui prit sa dimension internationale dans la mouvance des années '68 avec l'essor d'une génération de jeunes qui furent nos pionniers. Janine, Robert, Wieland, Sigiswald, Bart, Paul et bien d'autres belges ont porté cette approche interprétative historiquement informée vers la reconnaissance qu'on lui connaît aujourd'hui.
Si le cours de clavecin donné par Charles Koenig dans les années 70 fut étoffé par l'ouverture de la classe de flûte à bec de Frédéric de Roos, il faut attendre 2003 pour que le département actuel prenne naissance en s'intégrant au réseau de l'enseignement supérieur artistique européen. Il proposait alors un cursus pour 10 étudiants répartis dans quatre classes d'instruments.
Depuis le département ne cesse de s'enrichir et de se développer, nous accueillons chaque année environ 80 étudiants venant se former chez nous dans une des 16 disciplines instrumentales proposées actuellement (chant, flûte à bec, traverso, hautbois, clarinette, basson, cor, clavecin, basse continue, pianoforte, luth et théorbe, harpe, violon et alto, violoncelle, violone et contrebasse, viole de gambe) avec près de 40 professeurs participants à leur formation.
J'ai l'honneur d'assurer la présidence de ce département depuis bientôt 20 ans. Quand je regarde en arrière, je suis impressionné par le nombre de projets, allant de la musique du début du XVIIe jusqu'à la musique contemporaine pour instruments anciens, qui ont été initiés au sein de la section. Cependant, ce qui me touche profondément, c'est l'incroyable état d'esprit qui s'y est développé. Ensemble pour l'ensemble est, je crois, un adage qui nous résume bien…
Outre le fait de leur carrière individuelle souvent très impressionnante, chaque membre de l'équipe pédagogique a à cœur d'être au service de la transmission et, comme il est bien connu qu'ensemble on va plus loin, nous mettons tout en œuvre afin de créer une interaction constructive entre les cours. Par ailleurs, la situation centrale de Bruxelles au cœur de l'Europe ouvre, au sein du département, à une grande richesse de mixité culturelle catalysée par une passion musicale commune. Cette conjonction exceptionnelle me permet de dire aujourd'hui que nous proposons au sein du département de musique ancienne du Conservatoire royal de Bruxelles, un enseignement riche et dynamique qui donne à nos étudiants une formation complète et globale tant sur le plan musical qu'humain.